jeudi 29 octobre 2009

au B.O. du 29/10: procédure spécifique d'avancement (recensement)

  • Modalités de recensement des enseignants-chercheurs optant pour la procédure spécifique d'avancement de grade, au titre de l'année 2010
Article 1 - Les maîtres de conférences et les professeurs des universités remplissant les conditions fixées aux articles 40-1, 56 et 57 du décret du 23 avril 2009 modifiant le décret du 6 juin 1984, pour accéder au grade supérieur et exerçant l'une des fonctions énumérées par
l'arrêté du 31 octobre 2001 susvisé, peuvent choisir, au titre de la campagne d'avancement de grade 2010, de voir leur dossier examiné par l'instance nationale et selon la procédure spécifique d'avancement de grade définie aux articles 40 et 56 du décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 modifiant le décret du 6 juin 1984.
Article 2 - Les maîtres de conférences et les professeurs des universités visés à l'article 1er ci-dessus expriment leur choix en retournant la fiche de candidature* dûment complétée, de préférence en envoi recommandé simple (sans avis de réception), au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, direction générale des ressources humaines - service des personnels enseignants de l'enseignement supérieur et de la recherche - sous-direction des études de gestion prévisionnelle, statutaires et des affaires communes (bureau GRH A1-3), 72, rue Regnault, 75243 Paris cedex 13.
Les rubriques concernant l'identification du candidat (nom, prénom, date de naissance, établissement d'affectation, signature obligatoire) et les fonctions ouvrant droit à la procédure spécifique d'avancement de grade doivent être obligatoirement renseignées. À défaut, la déclaration de l'intéressé(e) sera considérée comme nulle et sans objet.
Article 3 - Les maîtres de conférences et les professeurs des universités visés à l'article 1er ci-dessus expriment leur choix dans un délai d'un mois à compter de la date de publication du présent arrêté au Bulletin officiel du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le cachet de la poste faisant foi. Les enseignants-chercheurs qui adresseront leur choix après le délai fixé à l'alinéa précédent seront considérés comme n'ayant pas choisi la procédure spécifique d'avancement de grade au titre de 2010. Leur dossier sera alors examiné dans le cadre de la voie d'avancement de droit commun, ou, le cas échéant, dans la voie réservée aux enseignants-chercheurs affectés dans un établissement à effectif restreint.
Article 4 - ...

* La fiche de candidature, la notice explicative et la fiche de présentation du dossier de candidature seront consultables et téléchargeables sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr rubrique « Concours, emplois et carrières », puis « Personnel enseignant du supérieur et chercheurs », puis « Les enseignants-chercheurs ».
Toutes ces informations seront également consultables et téléchargeables sur le site intranet, i-dgrh.

mardi 27 octobre 2009

Paris Descartes vend ses étudiants à Micro$oft !

On trouvera sur un blog framasoft un article bien plus équilibré sur l'opération que va faire l'université Paris-Descartes: signer un partenariat avec microsoft pour fournir aux étudiants des services similiaires à ceux d'un espace numérique de travail avec à la clef, un soutien de microsoft pour la fondation de l'université. C'est probablement ce second point qui explique le titre, repris du titre d'un tract SNESUP.
Depuis que je suis dans le métier, j'ai pu suivre de nombreuses externalisation dans les entreprises où mes étudiants informaticiens sont en stage. Ce sont des opérations délicates uqi nécessitent une forte compétence interne pour éviter d'être livré pied et points liés à son fournisseur et y gagner par rapport à une gestion interne.
Dans le cas présent, on se retrouve face une externalisation "gratuite", voire même rentable via le soutien à la fondation. Comme le dit l'auteur de l'article, les universités auront-elles les moyens financiers de résister à de telles offres ?

lundi 26 octobre 2009

Villes Moyennes et Enseignement Supérieur : inquiétudes et recommandations

À l’occasion de la rentrée universitaire 2009, la FMVM (Fédération des maires de villes moyennes) publie les résultats d'une enquête menée auprès des maires des villes moyennes et des présidents de leurs communautés au second trimestre 2009, sur leurs préoccupations et actions en matière d'enseignement supérieur. Les résultats de cette enquête soulignent les inquiétudes et les efforts déployés par les villes moyennes et leurs communautés, trop souvent exclues de la stratégie des établissements d'enseignement supérieur, parfois au détriment d'une offre locale cohérente de formations.

dimanche 25 octobre 2009

mardi 20 octobre 2009

revue de presse

samedi 17 octobre 2009

mastérisation: lettre ouverte intersyndicale pour un positionement du concours en fin de M1

une lettre ouverte intersyndicale sur la mastérisation intelligente qui insiste sur les points de convergence sans nier les éventuels points de divergence. On notera sans surprise que le SNES-FSU ne fait pas partie des signataires dans la droite ligne du CTPMEN du 27 mai. On notera la présence de tous les autres syndicats de la FSU.

La place du concours est un élément vital de la réforme. Il faut avoir concience qu'une partie de la formation au métier doit avoir lieu avant le concours. En plaçant le concours en M2, on demande aux étudiants de faire 3 choses dans l'année :
  • passer l'écrit
  • préparer l'oral
  • avoir leur master (et donc faire le mémoire associé)
  • avoir une formation au métier
C'est évidemment impossible. Un écrit en fin de M1, permettrait de limiter la casse comme le dit la lettre ouverte :
La dépèche du monde du 17/10:
  • "Six syndicats demandent de placer les concours d'enseignement à l'issue de l'année de master 1 "
A l'exception du SNES-FSU, les syndicats les plus représentatifs de l'enseignement scolaire et supérieur (SNUipp-FSU, Snesup-FSU, SGEN-CFDT, SE-Unsa, Sup Recherche-Unsa et UNEF) ont demandé, vendredi 16 octobre, dans une lettre ouverte aux ministres de l'éducation et de l'enseignement supérieur, de modifier la place des concours d'enseignement prévus en master 2 par des décrets adoptés cet été. " Le positionnement de l'admissibilité de tous les concours à l'issue de l'année de master 1 permettrait de lever nombre d'hypothèques ", écrivent les syndicats.

vendredi 16 octobre 2009

l'université d'Evry dans le parisien : la présidence soutient les sciences humaines.

extrait:
Hausse des effectifs en biologie à Evry
Ils devraient être, cette année encore, 1 600 bacheliers à s’inscrire à Evry Val d’Essonne.
Deux grosses tendances se démarquent : les effectifs en sciences « dures » (biologie, chimie…) explosent, ceux des sciences « molles » (histoire, sociologie…) dégringolent.
« Ces résultats sont directement liés à la crise. Le mouvement de grève qui a soulevé les universités s’est franchement appuyé sur les filières des sciences de l’homme et de la société, analyse Richard Messina, président de l’université d’Evry. C’est dans ces filières que le mal-être des étudiants est le plus prégnant. Je ne suis donc pas surpris que les parents incitent leurs enfants à choisir d’autres filières.»
Par ailleurs, le taux d’échec en première année dans ces filières est très important de l’ordre de 50 % et les débouchés en termes d’emplois restent moindres. Côté sciences « dures », c’est en biologie que les effectifs augmentent le plus.

Arrêtés du 7 octobre 2009 relatif aux modalités générales des opérations de mutation, de détachement et de recrutement par concours des PR et MCF

au JO du 16/10/09 : Arrêtés du 7 octobre 2009 relatif aux modalités générales des opérations de mutation, de détachement et de recrutement par concours

jeudi 15 octobre 2009

arrete du 18/09: Prime d'excellence scientifique

au Journal officiel :
Quelques remarques sur la PES:
  • Les primes sont distribuées par les établissements (qui ont reçu le budget afférent en 2009), suite au classement effectué par cette commission : classement en A, B ou C des demandes (avec les taux respectifs de 20, 30 et 50 % : ce sont les consignes données par le ministère). Les universités non encore passées aux RCE doivent passer par les avis de cette commission, les autres ont le choix de le faire ou pas;
    • Catégorie A : la prime est "automatique"
    • Catégorie B : la décision appartient à l'établissement
    • Catégorie C : pas de prime
La politique du ministère est que 20 % des EC bénéficient de primes recherche (ou enseignement) et avec des taux variables, très nettement réévalués. Pour en arriver là, il est probable que les établissements devront donner des primes aussi à des candidats classés en B. Tous ces chiffres ne sont concrétisés par aucun texte contraignant.

Bien évidemment, le bilan des PES devra être étudié au CTP de chaque établissement. Je ne sais pas si les candidats auront connaissance de leur classement.

jeudi 8 octobre 2009

prime de fonction et de résultat (PFR)

2 textes publiés le 17/09/2009 au BO qui indiquent que la PFR est applicable aux catégories A du MESR au 1er octobre 2009 et ses modalités d'applications :

crédit impôt recherche

Le rapport du Conseil des Prélèvements obligatoires consacre une dizaine de pages à l'analyse du Crédit impôt recherche (en particulier pages 136-146 du document pdf) : http://www.ccomptes.fr/fr/CPO/documents/divers/Rapport-prelevements-obligatoires-ntreprises.pdf

mardi 6 octobre 2009

Le Monde: les soutiers de l'université

une enquète sur les enseignants-chercheurs précaires à l'université:

revue de presse partielle

Prime d'excellence scientifiique au CNRS

A propos de la prime d'excellence scientifique instituée par le décret du 8 juillet 2009: deux recommandations des Conseils Scientifiques des Département MPPU (Mathématiques, Physique, Planète et Univers) et SHS (Sciences humaines et sociales) du CNRS adoptées les 10 et 15 septembre 2009 où ils expriment leur défiance vis à vis de cette prime.

Prime d'excellence scientifiique

A propos de la prime d'excellence scientifique instituée par le décret du 8 juillet 2009: deux recommandations des Conseils Scientifiques des Département MPPU (Mathématiques, Physique, Planète et Univers) et SHS (Sciences humaines et sociales) du CNRS adoptées les 10 et 15 septembre 2009 où ils expriment leur défiance vis à vis de cette prime.
Sur sauvons la recherche :

mercredi 10 juin 2009

pression sur le gouvernement en vue du CSFPE du 12 juin

Le passage en force de X. Darcos n'en fini pas de faire des remous. La CPU et D. Filatre ont annoncé la suspension de leur participation à la commission Marois-Filatre :

Luc Cédelle précise que la participation de D. Filatre est suspendue dans l'éventualité d'un changement de ministre. Je me dis que c'est plutôt pour faire pression sur le gouvernement avant le CSFPE du 12 juin et pouvoir revenir dans le jeu s'il y a à cette occasion des reculs du gouvernement.

reaction de Xavier Darcos : on peut noter la dernière phrase qui est une ode à l'unité syndicale. Le reste est d'un cynisme prévisible.
source : http://collectifprivas.canalblog.com/archives/2009/0610/14030451.html

Masterisation : « J'aime beaucoup la CPU mais je pense surtout aux étudiants » (Xavier Darcos) « C'est un petit épisode sur une période longue, de 7 à 8 mois [de travail] qui a eu ses hauts et ses bas », déclare Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale mercredi 10 juin 2009, commentant la décision de la CPU de suspendre sa participation à la commission Marois-Filâtre (L'AEF n°115327). Cette décision intervient alors que « le ministère de l'Éducation nationale refuse de revenir sur les dispositions permanentes des décrets relatifs au recrutement des enseignants » (L'AEF n°114946), qui « anticipent le résultat des travaux de la commission Marois-Filâtre », explique la CPU.

« Ça s'est tendu, mais pas beaucoup non plus ! Il ne faut pas exagérer », nuance Xavier Darcos, « Nous allons continuer à travailler de la bonne manière. Je pense que l'on peut considérer que les choses avancent », ajoute le ministre. « J'aime beaucoup la CPU (…) mais je pense surtout aux étudiants », se destinant aux carrières de l'enseignement, et qui ne peuvent pas attendre « octobre » pour savoir comment se déroulera leur année.

Le ministre affirme « travailler beaucoup » sur le dossier de la masterisation, qui fait l'objet d'un « consensus », estime-t-il. Les décrets statutaires validant la masterisation font l'objet d'un examen devant plusieurs « instances », explique Xavier Darcos, avant un passage en Conseil d'État.

« À ma grande surprise », ironise le ministre, le CTPM du 28 mai a d'ailleurs adopté ces projets de décrets (L'AEF n°114728). La FSU s'est abstenue, rappelle-t-il, ce qui « revient à ne pas voter contre ».

vendredi 29 mai 2009

CTPMEN: pas d'unité syndicale

le CTPMEN du 27 mai étudiait les décrets sur les concours d'enseignements présentés par X. Darcos.
L'unité syndicale avait permis d'annuler la première réunion par manque de quorum. Celle du 27 mai a eu lieu. Voici les votes des diverses organisations syndicales (FSU(SNESup, SNUIPP, SNES), UNSA, CGT, SUD, FO, SGEN-CFDT, CSEN (Autonome, SNALC)). On peut y voir que l'unité syndicale a volé en éclat : le CSEN (plutôt de droite) et la FSU n'ont pas voté contre tous les décrets.

Je souhaite mettre les CRs de cette séance en ligne, si vous en avez via votre syndicat, n'hésitez pas à me le transmettre (petit-pub à shayol.org).

mercredi 27 mai 2009

BIATOS: communiqué commun SGEN-CFDT et AetI-UNSA

un communiqué commun sur l'existence de l'ASU dans le supérieur et l'importance des commissions paritaires.

revue de presse du 26 et 27 mai

Masterisation: boycott des syndicats

Le CTPMEN où devait être présenté les décrets contestés sur les concours d'enseignement n'a pu avoir lieu suite au boycott des organisations syndicales.

le CTPMEN se réunira donc demain à 9h30 sans obligation de quorum.

réactions à la parutions des décrets :
textes des organisations syndicales (FSU, SGEN-CFDT, UNSA) lu lors du CTPMEN et adressé au ministre :
Les organisations syndicales signataires ont décidé de ne pas participer à ce CTPM car elles dénoncent les conditions dans lesquelles vont être étudiés les textes concernant les modifications statutaires liées à la mastérisation.

Ces textes sont en effet présentés alors même que les multiples groupes de travail institués sur cette question sont loin d’avoir achevé leur travail et d’avoir abouti à des conclusions. Dans le même temps, la commission Marois Filatre qui doit appuyer ses travaux sur la base de ces groupes vient à peine d’entamer ses auditions et doit remettre ses propositions à la mi-juillet.

Les modifications qui sont présentées à ce CTPM préjugent donc desconclusions des groupes de travail et des auditions. La tenue de ce CTPM est prématurée. Elle compromet fortement le sens et le travail des groupes de travail et des auditions des organisations syndicales.

En conséquence, nous vous demandons de le reporter à une date quipermettra pleinement de prendre en compte les propositions issues desgroupes de travail et de la commission Marois-Filatre.

27 mai: ronde intempestive dur de Grenelle

Pour protester contre le passage en force de X. Darcos qui propose des décrets concernant les concoiurs d'enseignant en CTPMEN :

Ronde infinie des obstiné-e-s

Mercredi 27 mai, à 14h,

une ronde intempestive se produira 110 rue de Grenelle
(rendez-vous Place Jacques Bainville)

mardi 26 mai 2009

26 mai: Gel des suppressions d'emploi dans les EPST en 2010 et 2011

La ministre a rendu publique ce matin la décision du premier ministre de geler les suppressions d'emploi inscrites au budget de l'Etat par un vote du parlement pour les années 2010 et 2011. Les EPST devraient ainsi retrouver 450 emplois en 2010 et le même nombre en 2011. Le partage entre emplois de titulaires et emplois de non-titulaires reste à préciser.
C'est là une première victoire syndicale, en réponse à la demande faite intersyndicalement d'un signe clair sur l'emploi, avant d'envisager toute éventuelle participation aux 4 groupes de travail proposés par la ministre sur la recherche.

lundi 25 mai 2009

revue de presse du 25 mai

25 mai : Un contrat d’objectifs sans moyens pour le CNRS", déclaration des membres élus du Conseil d’Administration du CNRS

La Direction du CNRS et le Ministère veulent faire voter le contrat d’objectifs entre le CNRS et l’Etat lors du conseil d’administration décentralisé qui se tiendra à Genève le 25 juin 2009. Mais dans la dernière version (20 mai 2009) de ce contrat, les moyens ont définitivement disparu, ils sont renvoyés au débat de la loi de finances à l’automne. C’est inacceptable !

On ne peut pas envisager que l’organisme s’engage sur 5 ans sur des critères de performance que le gouvernement lui impose sans aucun engagement de l’Etat.

Le CNRS a besoin de moyens financiers et humains pour mener à bien ses missions de recherche fondamentale. Or, pour le moment, aucun engagement, aucune promesse du gouvernement ne viennent démentir la logique de perte des emplois statutaires qui a été annoncée pour les années 2009, 2010 et 2011. Au moment où commence la baisse des départs en retraite, il n’est pas possible d’offrir aux jeunes scientifiques et techniciens pour seul avenir la précarité d’un CDD sur contrat. Les laboratoires ont besoin de personnels permanents, l’augmentation régulière de la précarité (700 emplois tous les ans depuis plusieurs années) le prouve.

Par ailleurs aucune des remarques faites par les instances scientifiques et les organisations syndicales n’a été prise en compte. Ce contrat conduit à une contractualisation hiérarchisée sur des objectifs préfixés qui va de la direction de l’organisme à chaque personnel en passant par les directeurs d’unité. Une telle organisation ne peut que stériliser la créativité qui est le support de la démarche scientifique, en favorisant les comportements individualistes au détriment du travail en équipe.

Les élus des personnels au conseil d’administration du CNRS demandent le report à l’automne du vote de ce contrat d’objectifs. Ils appellent les membres des instances scientifiques à faire du 10 juin une journée de refus et de protestation.

Ils appellent les personnels à se mobiliser contre les suppressions d’emploi annoncées dans la recherche, et pour un plan pluriannuel de création d’emplois scientifiques, techniques et administratifs.

Paris, le 25 mai 2009

Daniel Steinmetz (SNTRS-CGT), Patrick Monfort (SNCS-FSU), Pierre Girard et Charles-Antoine Arnaud (SGEN-CFDT)

source

dimanche 24 mai 2009

AG personnels lundi 25 mai à 13h15

AG personnels
lundi 25 mai à 13h15
en C305
bât. 1er cycle, 3e étage au dessus du resto-U

samedi 23 mai 2009

L'université de Rouen épinglée

23/05, parisnormandie.fr, "L'université de Rouen épinglée"
Première carence grave : le recouvrement des créances, c'est-à-dire la récupération par l'université des sommes qui lui sont dues. Les magistrats notent « qu'à la fin 2006, 7,8 millions d'euros de créances étaient prescrits », comprendre irrécupérables car l'établissement public ne s'y est pas pris à temps. Plus de deux millions d'euros d'autres créances ne seront sans doute pas perçus car les titres qui y donnent droit ont été « égarés ».
...
Et les contrôleurs d'ajouter : « L'université a laissé se développer en son sein des pratiques qui faussent la sincérité du budget et introduisent des distorsions entre les composantes soucieuses de transparences et celles qui le sont moins. »
...
Des personnels ne travaillent pas assez
Sur le temps de travail, là encore, le bât blesse. « Les services de l'université ne respectent pas la règle des 1 600 heures travaillées. » En clair, les agents Iatos (personnel non-enseignant de l'université) ne travaillent pas assez. « La majoration du volume de jours de congés accordés au personnel représente l'équivalent d'environ 28 agents à temps plein », indique la chambre. La gestion des heures d'enseignement complémentaire est également dans le collimateur des magistrats.


Le rapport est là.

vendredi 22 mai 2009

équivalence TP=TD

Le décret statutaire prévoit l'équivalent TP=TD. Ce décret ne concerne que le service statutaire des enseignants-chercheurs.

La ministre a promis début 2009 que le décret régissant les heures complémentaires serait modifié pour tenir compte de TP=TD. Ca n'a pas encore été fait.

Quelle conséquence :
  • tant que ce n'est pas fait, les enseignants-chercheurs ont leurs heures complémentaires payées sous la forme TP=TD/1,5.
  • le problème est de savoir ce qui est heure statutaires et heures complémentaires. C'est un problème que connaissent les enseignants du second degré (bienvenu au club ! :-))
  • les sites les plus rudes prévoit que toute heure de TP est en heure comp. sauf s'il n'y a pas assez d'heure comp.
  • les plus raisonnables comptent les heures complémentaires dans le service statutaire sauf si ça dépasse
  • d'autres font en fonction de la date : le statutaire, ce sont les 192 premières heure de l'année.
On va espérer que le ministères va sortir le décret correspondant pour éviter tout ces problèmes.

revue de presse du 21 et 22 mai

Une formation combinée entre les deux établissements : Ce nouveau programme est basé sur une formation combinant une première phase à l’Université Paris-Sud 11 en licence ou en première année de magistère, une deuxième phase à l’École Polytechnique dans le cycle « Ingénieur Polytechnicien », et une dernière phase à l’Université Paris-Sud 11 en dernière année de magistère ou en deuxième année d’un programme de master commun aux deux établissements.
  • 22/05, Libération page 14, "Fac : Amertume et sentiment de gâchis" de Véronique Soulé : Un ensemble d'interview qui montre l'amertume des gens qui ont participé au mouvement ou qui en ont subi les conséquence
  • 22/05, Libération page 14, "les refondateurs veulent rebondir"
  • 22/05, OuestFrance.fr, edito: "Universités, un grand gâchis". extraits :
"...
Victoire politique, clame l'UMP. Victoire éphémère et en trompe-l'oeil. Quel gâchis !
...

L'université est malade de ses paradoxes. Elle dispose des meilleurs enseignants, mais les meilleurs étudiants s'en détournent. Elle est devenue la voiture-balai de l'enseignement supérieur français. Mis à part les cursus médicaux ou juridiques, on s'y inscrit trop souvent par dépit. La communauté universitaire défend mordicus, et elle a raison, le libre accès de tout bachelier à ses campus, mais peut-elle encore échapper à une certaine forme de sélection, afin d'éviter les faramineux taux d'échec des premières années ?

Cette crise universitaire s'achève sur une énorme frustration. Le gouvernement ne peut pas l'ignorer et faire comme si, seule, la défaite des contestataires lui importait. Sa loi LRU (libertés et responsabilités des universités) sort, elle aussi, abîmée de ce conflit. Le risque, c'est le statu quo. Le repli des enseignants-chercheurs dans leur tour d'ivoire. Le philosophe Marcel Gauchet, l'un des auteurs du manifeste pour la refondation de l'université française, déplore ainsi « que la communauté universitaire proteste, résiste, mais n'analyse pas vraiment les raisons de la crise ». Un comble pour des intellectuels et des scientifiques
"Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur, un non ferme a été donné sur la validation automatique ou l’annulation du second semestre. Cette politique a obligé nombre d’étudiants à venir passer les examens. Mais cela ne fait que sauver les apparences. Sur le fond, le conflit n’est pas résolu et l’année universitaire a tout de même été mise à mal."
"La "mastérisation" de la formation des maîtres, autre sujet de la mobilisation nationale, n'a pas suscité, ici, de grandes inquiétudes. "Beaucoup l'ont plutôt vue sous un jour positif, car aujourd'hui, un étudiant qui se destine à l'enseignement doit poursuivre ses études à Poitiers, alors qu'avec la réforme il pourra préparer son master d'enseignement à La Rochelle", explique Thomas Thimonier, de l'UNEF"

jeudi 21 mai 2009

revue de presse du 20 mai

  • 20/05, Liberation, page 10,, "En Savoie, des universitaires sous l'assault d'indépendantistes" d'Olivier Bertrand : sur la plainte déposée par un mouvement indépendantiste local contre les propos tenus dans un ouvrage rédigés par deux chercheurs.
  • 20/05, Le Monde, "Les universités sur la voie de la reprise des cours" page 10 : un article qui décrit le mouvement de reprise des enseignements mais qui se finit par
"Un élément pourrait déclencher un regain de tension. Le gouvernement est en train de forcer l'allure sur la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire. Des projets de décrets seraient inscrits à l'ordre du jour du prochain comité technique paritaire ministériel, le 27 mai. " Nous sommes face à une tentative de coup de force ", analysent les animateurs du mouvement dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM)."
  • 20/05, Le Monde, "Les établissements veulent éviter un conflit sur le paiement des jours de grève" de Christian Bonrepaux, Luc Cédelle et Philippe Jacqué, page 10 : peu de retenues prévues. Les retenues sont parfois utilisées pour obtenir les notes suite à des mouvements de rétention de notes.
  • 20/05, Le Monde, "Couac parlementaire sur la réforme du lycée" de Maryline Baumard et Benoît Floc'h, page 10 : finalement, la commission parlementaire rendra un rapport constitué de deux parties: la proposition de l'UMP et celle du PS. extrait de l'article :
"Pour le député socialiste, avant toute " mesure technique ", il est nécessaire de répondre à quatre questions : comment aider financièrement les lycéens ? Quels savoirs indispensables pour les dix années à venir ? Que signifie être enseignant aujourd'hui ? Peut-on réformer sans un audit des moyens nécessaires et un plan pluriannuel ? Sur ce dernier point, le député socialiste répond évidemment non.
[...]

Apparu qui, lui, détaillera trente propositions définissant une architecture globale du lycée de demain. " La plus importante est de redéfinir le rôle du lycée dans le parcours scolaire ", explique le député UMP.

En lieu et place du découpage école primaire, collège, lycée et supérieur, il défend " une architecture en trois blocs : le premier est celui de l'acquisition du socle commun, de la maternelle à la fin du collège. Le deuxième regroupe le lycée et la licence, et a pour objectif d'amener 50 % d'une classe d'âge au niveau bac + 3. Le troisième commence au master ".
  • 20/05, Le Monde, "traité Vatican-Etat français : Recours au Conseil d'Etat sur la délivrance des titres universitaires " par Christian Bonrepaux, page 12 : Recours des sénateurs verts et des sénateurs socialistes contre le décret des accords avec le vatican.
  • 20/05, Le Monde, "Le droit accordé au Vatican de reconnaître des diplômes est une entorse à la laïcité" de Jean-Michel Baylet(président du PRG), page 19
  • 20/05, LeFigaro.fr, "Pécresse veut consulter les étudiants" : Des propos qui vont dans le sens habituel de l'affaiblissement des mouvements de contestations sociale : imposer un vote avant tout blocage d'université. Le vote en question serait un vote électronique ce qui permet toutes les manipulations imaginables (sauf les bulletins dans les chaussettes) :
    "Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, s'est dite favorable aujourd'hui au fait de consulter les étudiants par un vote sur internet quand il s'agit de voter ou non le blocage d'une université.

    "Les consultations directes par internet des étudiants qui ont eu lieu au cours des dernières semaines ont toutes donné le même résultat : "+contre les blocages+. Je souhaite qu'(elles) soient généralisées dans toutes les universités", a-t-elle déclaré devant l'Assemblée nationale..

samedi 16 mai 2009

lundi 18 mai: AG des personnels

jeudi 14/05, la liste nouveau souffle a convoqué une AG des personnels. Voici le courrier qui a été envoyé :
les discussions que nous avons pu avoir avec certains d'entre vous montre qu'il y a un besoin de faire le point ensemble sur le mouvement actuel de lutte contre les réformes gouvernementales, sur sa déclinaison locale.

Le fait que la liste ensemble, soutenue par le SNESup-FSU ait jugé utile de s'exprimer sur le sujet ainsi que des interventions lors de la dernière AG unitaire vont dans le même sens.

C'est la raison les membres de la liste "nouveau souffle" vous convie à une AG des personnels lundi 18 mai à 13h15 à l'amphi A330 du bâtiment 1er cycle (accesible par le 3e étage du bât. 1er cycle : prendre l'escalier à droite des portes d'entrée, monter au 3e, à droite en sortant de l'escalier. C'est tout au bout du couloir).